Techniques aux solvants

Liants aux solvants
Huile : 
 On distingue  :
Les huiles végétales
  • L'huile de lin

C'est la plus utilisée grâce à son séchage en surface très rapide. Cette huile, pressée à froid agit à la fois comme liant lors du broyage des pigments et comme ingrédient dans les médiums pour la peinture à l'huile. Il existe d'autres formes d'huile de lin raffinée et épaissie au soleil qui sont plus rapides à sécher mais qui perdent un peu d' élasticité en vieillissant.L'huile de lin diluée avec de l'essence de térebenthine permet d'étendre la pâte en lui donnant de l'élasticité. Elle sèche en formant une fine pellicule.

  • L'huile de noix

C'est une huile beaucoup plus pâle et plus légère que l'huile de lin, elle est conseillée avec les pigments les plus pâles. Certains peintres l'utilisaient pour peindre le blanc (dentelles, collerettes et lingerie) car elle était moins jaunissante que l'huile de lin.

  • L'huile d'oeillette

Cette huile a un séchage lent, ce qui permet de peindre dans le frais (fond humide) mais elle est déconseillée pour la peinture en couches car elle est très cassante.

  • L'huile de cathame

Cette huile est surtout employée pour le broyage des pigments blancs. Ne convient pas pour la peinture en couches. Il serait désastreux de superposer une couche de peinture à l'huile de lin sur une couche de fond blanc à l'huile de carthame.

 
Les huiles essentielles :
  • L'huile de térébenthine

Cette huile s'obtient en distillant les sécrétions oléorésineuses de plusieurs conifères : le pin jaune des Etats Unis (Pinus palustris), le pin maritime de France et du Portugal (Pinus pinaster) et le pin de Russie (Pinus sylvestris). On l'utilise pour diluer les couleurs à l'huile ou pour préparer des vernis à la résine comme le vernis damar. Elle sert d'ingrédient dans plusieurs médiums et d'agent de conservation des couleurs.

  • L'huile de lavande

Tirée d'une variété particulière de lavande "Lavandula spica", cette huile se présente sous forme de mélange complexe (linalol, cinéol, d-pinède, d-camphrène, camphre).

* Elle servait autrefois de diluant mais était longue à se volatiliser. Il était recommandé au XVIIIe siècle d'ajouter de l'huile de lavande aux pigments blancs et bleus broyés à l'huile d'oeillette pour éviter leur décoloration.

* Depuis longtemps, l'huile de lavande est employée dans les vernis comme dissolvant de la cire et en remplacement de la térébenthine, cette dernière provoquant des maux de tête chez certains artistes.

* Lorsqu'on désire donner une apparence mate aux couleurs à l'huile, on utilise des médiums à la cire et à l'huile de lavande.

* Quelques recettes de détrempes recommandent l'usage de l'huile de lavande au même titre que l'huile de lin dans la détrempe huile de lin/ jaune d'oeuf (v. recettes anciennes).

  • L'huile de girofle

Produite par la distillation des boutons et des tiges d'Eugenia caryophyllata, l'huile de girofle présente des propriétés antiseptiques.

* Ces propriétés lui valent d'être utilisée pour la conservation des couleurs préparées à l'eau, auxquelles, en outre, elle donne une bonne odeur.

* Pour les couleurs à l'huile, elle ralentit leur dessiccation, permettant ainsi de reporter au lendemain la suite du travail.

  • L'huile de citron

Le pressurage du zeste de citron donne l'huile essentielle de citron. celle-ci s'ajoute aux dissolvants et sert à masquer l'odeur désagréable de certains mélanges de couleurs.

  • L'huile de pin

Cette huile est tirée des aiguilles et des jeunes pousses de plusieurs conifères.

* On l'utilise pour retarder la dessiccation des huiles.

* On l'ajoute aux couleurs de la caséine et aux émulsions de détrempe de gomme, comme agent odorant et de conservation (v. recettes anciennes).

  • L'huile de thym

Extraite du thym commun, l'huile de thym contient 20 % de thymol. le thymol est un fongicide et un désinfectant.

* On l'emploie comme conservateur dans certaines peintures à l'aquarelle.

* On en imprègne aussi le carton de fond des oeuvres encadrées, afin de les préserver de la moisissure.

 
 
Autres liants aux solvants :
 
  • Les cires

Elles peuvent être d'origine animale ou d'origine végétale.

La cire animale : la cire d'abeille est la plus utilisée. Pour la préparation des peintures elle est décolorée au soleil et devient blanche. On peut l'employer à chaud, point de fusion 62°C. Elle se dilue dans l'essence de térébenthine ou de prétrol (white spirit).  elle intervient dans le lustrage des boiseries mais sert aussi de liant ou d'adjuvant dans les peintures.

La cire végétale :

La cire carnauba est la plus employée. Produite par certains palmiers du Brésil, elle est très voisine de la cire d'abeille tout en étant moins sensible aux écarts de tempéature. Son poinit de fusion est à 83°C. On la mélange généralement à la cire d'abeille pour lui donner plus de dureté.

  • Les résines

Ce sont des sécrétions végétales solides ou souples. Elles sont pour la plupart solubles dans les solvants organiques tels que l'alcool, l'essence de térébenthine, les hydrocarbures, les huiles...L'ambre et le copal ne sont pas solubles.

Certaines résines sont improprement appelées "gommes" (ex : gomme dammar). Les résines servent à la fabrication des vernis, des peintures, des médiums...On distingue 3 sortes de résines :

- Les résines dures dites aussi fossiles comme ~le copal~

- Les résines tendres sécrétées par les arbres comme ~le mastic~ ~la colophane~

- Les résines baume, sécrétions épaisses et nobles comme ~la térébenthine de Venise~

Résines urtilisées le plus fréquemment : résine dammar, élémi, colophane, copal, sandaraque, gomme laque, térébenthine de Venise, mastic...

 

 

Où trouver tous ces produits d'atelier d'art ?

Utiliser les cires, les huiles, gomme arabique d'acacia, résine Damar, gomme adragante,les gommes et résines des arbres pour fabriquer et parfaire ses peintures... Personnellement, je me procure ces produits chez Okhra. Ce site a absolument tout le nécessaire pour les artistes et artisans d'art. Je connais le sérieux et la réputation de cette maison pour y avoir suivi des stages et acheté des pigments et autres nécessaires. La maison est en fait un conservatoire des ocres et est située dans un endroit sublime entouré de bois, à Roussillon dans le Lubéron.

 

Technique de la peinture à l'huile

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Article ajouté le 2009-02-26 , consulté 78 fois

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