SYMBOLISME DES ROIS MAGES
Un extrait du Roi du Monde de René Guénon
Ce que représentent les "Rois Mages"
(Selon la tradition hindoue) « l'Adi Manu ou premier Manu de notre Kalpa est appelé Swâyambhuva, c'est-à-dire issu de Swâyambhû, « Celui qui subsiste par soi-même », ou le Logos éternel ; or le Logos, ou celui qui le représente directement, peut véritablement être désigné comme le premier des Gurus ou "Maîtres spirituels »
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Les trois éléments de ce monosyllabe sacré symbolisent respectivement les « trois mondes », les trois termes du Tribhuvana :
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Les rapports de subordination existant entre ces différents domaines justifient l'appellation de « Maître des trois mondes » :
« Celui qui est le Seigneur de toute chose, l'omniscient (qui voit immédiatement tous les effets dans leur cause), l'ordonnateur interne (qui réside au centre du monde et le régit du dedans, dirigeant son mouvement sans y participer), la source (de tout pouvoir légitime), l'origine et la fin de tous les êtres (de la manifestation cyclique, dont il représente la loi).
Le Triregnum
(la tiare à trois couronnes),
l'un des principaux insignes de la Papauté, symbole des "trois Mondes"
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Pour nous servir encore d'un autre symbolisme, non moins rigoureusement exact, nous dirons que le Mahânga représente la base du triangle initiatique et le Brahâtmâ son sommet ; entre les deux, le Mahâtmâ incarne en quelque sorte un principe médiateur (la vitalité cosmique, l'Anima Mundi des hermétistes), dont l'action se déploie dans "l'espace intermédiaire".
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Expliquons-nous plus nettement encore : au Brahâtmâ appartient la plénitude des deux pouvoirs, sacerdotal et royal, envisagés principiellement et en quelque sorte à l'état indifférencié ; ces deux pouvoirs se distinguant ensuite pour se manifester, le Mahâtmâ représente plus spécialement le pouvoir sacerdotal, et le Mahânga le pouvoir royal.
Cette distinction correspond à celle des Brâhmanes et des Kshatriyas ; mais d'ailleurs, étant "au-delà des castes", le Mahâtmâ et le Mahânga ont en eux-mêmes, aussi bien que le Brahâtmâ, un caractère à la fois sacerdotal et royal.
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Une hypothèse veut que les "Rois Mages" de l'Évangile, uniraient en eux les deux pouvoirs. Mais ces personnages mystérieux ne représentent en réalité rien d'autre que les trois chefs de l'Agarttha.
- Le Mahânga offre au Christ l'Or et le salue comme "Roi" ;
- Le Mahâtmâ lui offre l'encens et le salue comme "Prêtre" ;
- Le Brahâtmâ lui offre la myrrhe (le baume d'incorruptibilité et le salue comme "Prophète" ou Maître spirituel par excellence.
L'hommage ainsi rendu au Christ naissant, dans les trois mondes qui sont leurs domaines respectifs, par les représentants authentiques de la tradition primordiale, est en même temps, qu'on le remarque bien, le gage de la parfaite orthodoxie du Christianisme à l'égard de celle-ci.
René Guénon -Le Roi du Monde - (extrait du chapitre IV « Les trois fonctions suprêmes ») Éd. Gallimard
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Je m'excuse d'avoir commis un sacrilège en simplifiant un petit peu cet
extrait du chapitre IV du livre de René GUENON. Vous pouvez en lire
l'intégralité sur le site source
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Voir article








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