L'aquarelle
Technique de l'aquarelle :
L'aquarelle est à bien distinguer des autres détrempes tant elle correspond à une technique artistique tout à fait à part. Elle est née à la fin du XVIIème sous l'impulsion du peintre anglais Paul Sandby et surtout de John Constable, qui laissa vingt mille aquarelles. Elle a progressivement détrôné lavis et autres détrempes. Les blancs ne sont en théorie jamais employés.
La transparence de l'aquarelle autorise et indique même particulièrement l'utilisation de la seule blancheur du papier comme source de lumière. Ce procédé incite à une approche spécifique, souvent faite d'un curieux mélange de spontanéité et de précision.
L'obtention d'une couleur ne doit théoriquement pas se faire sur la palette mais sur le tableau, par superposition, ce qui est facilité par les temps de séchage infiniment plus courts qu'en peinture à l'huile. En échange, le droit à l'erreur est nettement diminué. Beaucoup d'aquarellistes sont de grands consommateurs de papier...
Cette contrainte peut constituer une incitation à ne pas chercher à peaufiner ni à réduire les accidents. En aiguisant le regard, la concentration et le geste, cette technique oblige à plus de dextérité.
Mais les approches sont en réalité nombreuses et ces quelques indications généralistes ne doivent absolument pas être prises au pied de la lettre car presque tout est possible en aquarelle sauf l'empâtement.
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Les pigments de l'aquarelle :
Les couleurs à l'aquarelle sont très pigmentées. Cette particularité fait à la fois leur intérêt et leur fragilité (particulièrement vis-à-vis de la lumière : elles sont fortement photosensibles). L'utilisation de gomme arabique vendue sous forme liquide peut être envisagée si le produit est fabriqué par une entreprise de confiance. Pour préparer une eau gommée, voir les fiches "recettes d'atelier."
La plupart des pigments sont ceux que l'on retrouve dans les autres peintures, mais on trouve quelques spécificités typiques dans la palette de base, reprises d'ailleurs par certains fabricants de couleurs à l'acrylique :
* la laque d'alizarine cramoisie ("alizarine crimson").
* le vert de Hooker, le vert de vessie, certains autres verts
* le bleu "phtalo".
* la terre d'ombre brûlée
* le gris de Payne (fortement bleuté), très prisé, superbe. Il autorise la création de sfumatos, d'ombres et de noirs. Les noirs sont peu employés, les mélanges de bleu (ou de gris de Payne) et de brun foncé (terre d'ombre brûlée) les remplaçant avantageusement.
* le jaune de cadmium
Pour débuter, une dizaine de couleurs suffisent. Souvent, l'aquarelliste confirmé n'emploiera guère plus de vingt pigments au total.
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Personnaliser son aquarelle :
On peut fabriquer sa propre palette de couleurs d'aquarelle en suivant le procédé décrit dans la fiche recette d'atelier. Voir fiche aquarelle
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L'aquarelle appliquée :








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